Je redécouvre à l'instant les joies du Skyblog en perdant en une seconde une heure de réflexions plus ou moins diverses sur les facettes de la vie de Jean, 18 ans, jeune qui ne l'est plus vraiment. Je me décourage vite, ou alors le rendez-vous demain à 9h au pied de la Pyramide du Louvres a plus d'impact sur moi que je ne le croyais. Peut-être aussi ne parviens-je pas à me détacher du passif plus ou moins lourd que traîne ce blog et ses années d'insouciances.
Il faudrait que je redémarre mais pour dire quoi ? Il faudrait que je me relance mais pour intéresser qui ? Il faudrait que j'ai le temps et la force d'écrire, de me remettre en question, toujours, tout le temps, sans répit. Parce que je ne conçois pas l'écriture autrement, tout simplement. Ecrire léger ? Autant le vivre. Ecrire méchamment ? Autant se taire. Ecrire sur les autres ? Autant se faire psychiatre. Je veux écrire du vrai, du consistant, du réfléchi.
C'est Johanna qui m'a redonné la pointe de curiosité qui a suffi, j'ai soudain eu envie d'écrire, avec la musique fort, au risque de déplaire à Charlotte, la voisine. Il y a aussi eu Ariane, avec ses cheveux roux et sa chauve-souris, qui, du haut de ses 17 ans et ses trois publications, m'a rappelé qu'il était un temps bénit où j'aimais ça.
Alors, je vais essayer, sur Word. En attendant, il s'agit de dormir. Pour oublier, chez certains. Pour récupérer, chez d'autres. Ou pour rêver de toi, sinon. J'ai l'impression d'être capable de faire un truc bien. Une question de patience, sûrement.
