[Sigh]



Je sais, j'ai déjà utilisé cette image. Mais je la trouvais un peu plus d'actualité, là.



SÉGOLÈNE
EST BIEN PARTIE

Malgré des coups tordus
Et une bataille ardue,
Ségolène est venue...
Ségolène a vaincu !
Les éléphants, fourbus,
N'en sont pas revenus.

Leurs subtiles stratégies,
Depuis longtemps fourbies,
Ne leur ont pas servi
Car, hier, dans le parti,
Six adhérents sur dix
Ont Ségolène choisi.

C'est bien seule, au début,
Qu'en elle-même elle a cru.
Obstinée, elle a su,
A petits pas menus,
Les passer en revue
Et en laisse deux déçus.

Après avoir compris,
Ecoutant sondagie,
Qu'elle changerait la vie,
Des militants, conquis,
Peu à peu, l'ont suivie
Dans sa si folle envie.

S'ils l'ont portée aux nues,
C'est qu'ils ne supportent plus
La droite dure au menu.
Ses méthodes saugrenues
Tuent langages convenus
Et vieilles idées reçues.

Une nouvelle page s'écrit :
Après avoir conquis
Des socialistes ravis,
Ségolène va aussi
Convaincre la gauche et puis
Renvoyer Sarkozy.

17/11/06
www.casanovarobert.net


Borat est très bon, Shortbus aussi, mais dans un autre genre.
Et y a des beaufs qui se perdent (copyright Dragqueen Slim).


# Posté le samedi 18 novembre 2006 15:25

Modifié le samedi 18 novembre 2006 15:53

Rebel, Rebel.

Rebel, Rebel.





« La monogamie n'est pas une chose naturelle, nous sommes en quelque sorte des animaux et nous nous reproduisons en conséquence. Cela dit, lorsque je suis dans une relation, je fais des efforts pour être monogame. »



Scarlett Johansson
Directsoir - Mardi 7 novembre 2006



Les déclarations d'amour, c'est uniquement par mail.



# Posté le vendredi 10 novembre 2006 16:29

Modifié le mercredi 23 mai 2007 05:27

Cf Pettycoat pour de vrais articles.

Cf Pettycoat pour de vrais articles.

Hepburn pour Hélène.



[Diam's]
Mais ferme ta gueule toi ! Et si tu veux parler s'te plait
rhabille-toi !
Franchement t'as pas d'honneur, t'as pas honte de toi ?
Prends ton string et casse toi !
Les filles comme toi ne méritent pas plus qu'un petit bout de
trottoir !

Mélanie, arrête

[Diam's]
Mais ferme ta gueule toi aussi !
Regarde-toi t'es en calcif putain, tu fais le miskine,
mais tu viens de briser mon amie.
Oh ! T'es pas un homme, t'es qu'une victime
T'as un problème avec ton slip ou quoi ?
Putain vas-y Vitaa on se casse d'ici ! Viens, viens.


Et Diam's... pour Hélène.


# Posté le dimanche 05 novembre 2006 16:12

Modifié le mercredi 23 mai 2007 05:45

L'art de joindre le geste à la parole ou l'article qu'il vaut même pas une casserole.

L'art de joindre le geste à la parole ou l'article qu'il vaut même pas une casserole.



4 articles en pas moins de 2 mois. Faut pas croire, écrire n'est vraiment pas le problème. Filer des métaphores oiseuses, rivaliser d'amphigouris didactiques, dévaloriser skyblog, encenser Scarlett et Télérama, tout ça je sais faire. Le vrai blocage, c'est dans la perte totale de son ego. Ecrire, c'est perdre son ego, parce qu'écrire, qu'on le veuille ou non, c'est mettre une partie de nous sur le papier. Alors quand on s'aime pas, on n'aime pas écrire. CQFD.


Bien sûr, il y a des resquilleurs. Certains qui ont un ego so huge qu'ils se prostituent à longueur de temps sans même se rendre compte de leur médiocrité (cf littérature contemporaine. Je généralise, je sais). Ou d'autres, définitivement low profile mais qui tentent comme ils peuvent de se soigner en écrivant. Ou d'autres qui ont un du génie, ceux-là peuvent bien s'afficher, on les aime quand même. Moi c'est pas que je m'aime trop, ni trop peu, ni que je suis génial, c'est juste que je me trouve pas vraiment. Alors comment tu veux écrire, quand tu te connais pas toi-même.


Rédiger des dissertations d'histoire, réciter des mots d'anglais, profiter des gens, aller au cinéma, boire, fumer, autant d'activités mécaniques, qui peuvent très bien ne faire appel qu'à notre surface. Comme il est tout aussi facile de vivre en suivant ses passions. To wear one's heart on one's sleeve, porter son coeur en écharpe. Voilà un symptôme très révélateur. Besoin de parler de soi, tout le temps, à n'importe qui. Mais attention, pas n'importe comment. Ne surtout pas lancer la conversation sur soi, ce serait grossier, et puis ça ferait prétentieux, non, non. Juste attendre que l'autre ait fini son discours et qu'il lance un "et toi comment ça va?". Là, on peut tout déballer. Nos excès, nos dénis de personnalité, toute notre ridicule comédie destinée à nous faire aimer. Et on en est fier. "Ils sont fiers d'être cons, les connards" ainsi parlait Desproges de nous, des jeunes.


Tout au plus pouvons-nous réussir nos études, accumuler les conquêtes, faire de sa culture ou de ses fringues une supériorité sur les autres. Et puis boire beaucoup, pour oublier. Eventuellement trouver une échappatoire satisfaisante : la vie est absurde. Soit, vivons absurdemment alors. Oui, mais non. Parce qu'il y a quelque chose, bordel. Non mais quelque chose, qui vient du fond, s'écouter soi. Oui, alors bien sûr, ça vient d'un seul coup, on n'y est pas préparé (et toi tu fais quoi? Prépa sciences humaines. Et puis quoi encore). On a beau tenter, on a l'impression de servir à rien. Véritable syndrôme de société, qu'avons-nous donc à espérer sur terre? Impression de me la jouer Kant.


Il y en a qui y arrivent, à vivre honnêtement. Mais c'est de plus en plus dur, et puis on en vient à se demander si ça aide vraiment. Il y en a aussi qui me dégoûtent, à déballer leurs problèmes, pour qu'on prenne soin d'eux. D'autres qui me touchent, se couchant un soir, ivre, réalisant d'un coup qu'ils ne se connaissent pas, qu'ils ne savent pas qui ils sont, comment ils voudraient se construire. Oui, en fait moi, je me donne des grands airs de moralisateur aimable, et sûr de lui. Oui, moi, moi, moi, je domine, et je ne pleure pas. Ça non. Mais, par contre, je me sens un peu ridicule, à prodiguer des conseils que je ne suis jamais. Parce que, à force, je vais plus avoir la force de revenir en arrière, et je finirai ma vie comme ça, fumant, buvant. Quand je dis buvant, c'est que l'arbre qui cache la forêt.


Je relis cet article, et je le trouve tout à fait symptômatique. Je suis désolé pour ceux qui s'attendaient à un facétieux résumé de la soirée de samedi. Je sais pas comment je deviendrai, si j'arriverai un jour à prendre des décisions dont je serai fier, et qui ne me frustreront pas pour autant. Choisir, c'est renoncer. Si on part de cette optique, on n'en finit jamais. Choisir, c'est avancer. Comme ça, c'est mieux.







J'avoue qu'on a vu mieux qu'un skyblog pour déballer sa vie.
Vous me pardonnerez.


[ The Time Warp - Richard O'Brien - Rocky Horror Picture Show ]


# Posté le lundi 30 octobre 2006 13:14

Modifié le mercredi 23 mai 2007 05:49

We are your friends. You'll never be alone again. Come on.

We are your friends. You'll never be alone again. Come on.



Bien sûr qu'il y a des trucs à dire sur la prépa. Des terminologies à en faire pâlir les profils bac de chez Hatier. J'ai chopé plein de Maladies Textuellement Transmissibles, tu le croirais pas. Alors j'ai trouvé un moyen infaillible pour rester en vie, je les prends par derrière les livres, maintenant.



[ C'est Arrivé Près De Chez Vous - Rémy Belvaux ]
[ The Queen - Stephen Frears ]
[ Mullholand Drive - David Lynch ]



[ Les Jeunes Filles - Montherlant ]
[ De Viris Illustribus - Abbé Lhomont ]
[ Life Of Dr. Johnson - Samuel Boswell ]
[ Fear And Loathing In Las Vegas - Hunter S. Thompson ]
[ 24 Heures De Le Vie D'une Femme - Stephan Zweig ]



[ We Are Your Friends - Justice ]
[ You Woman - White Town ]
[ Before You Live - Pepe Deluxe ]
[ Bella Ciao - Yves Montand ]
[ Praise You - Fatboy Slim ]
[ Marly Gaumont - Kamini ]
[ Rimini - Les Wampas ]
[ A Ceux Qui Passent - Jean Louis Aubert ]
[ Money - David Guetta ]
[ Saute Sur Ma Musique - Cuizinier ]



# Posté le vendredi 27 octobre 2006 05:18

Modifié le vendredi 27 octobre 2006 09:06