Jolie petite histoire.

Jolie petite histoire.






Written and Directed by
Tulkas / Stéphane / Il en impose quoi



























Sous couvert de l'anonymat, M. Durand témoigne pour vous sur France 2.

M. Durand (voix synthétique) « Vous savez, j'ai un peu de mal à articuler depuis que mes camarades de classe m'ont forcé à mâcher-broyer-avaler trois kilos de limaille à shrapnel qu'ils avaient acheté en contrebande à des roumains. Ce sont ces même roumains qui — comme le hasard fait bien les choses — ont égorgé ma famille au cours d'une prise d'otage aux restos du coeur. Enfin je parle de ma famille adoptive... Parce que mes vrais parents sont morts dans un accident de bulldozer quand j'avais deux ans... J'avais 7 ans quand on m'a laissé aux bons soins de Papi et mamie. C'est à peu près à cette époque que papi m'a initié à la zoophilie avec Rex, le berger allemand de tonton Albert. On s'amusait bien... Parfois papi m'attachait à une chaise dans la cave avec du chatterton et puis me transperçait l'avant-bras de part en part avec sa perceuse industrielle. Un jour la perceuse est tombée en panne et mamie a pris le relai avec ses aiguilles à tricoter(merci mamie pour les piercings gratos !). Et puis j'ai plongé dans l'enfer des solvants ménagers. J'ai connu ma première cuite au white spirit à l'age de neuf ans. On a du m'hospitaliser en urgence, mais le chirurgien était bourré et il m'a greffé un intestin dans le dos. J'ai appris malgré moi à vivre avec... Au collège les filles m'appelaient Beetlejuice (enfin ça c'était après ma chimiothérapie pour mon double cancer de l'instestin). Un jour des élèves ont placé des termites dans mon casier. Le directeur m'a convoqué et le conseil de classe m'a renvoyé à l'unanimité pour “introduction d'insectes sauvages et subversifs dans l'enceinte de l'établissement”. J'ai trouvé refuge dans un carton “La redoute”. J'ai bien été forcé de me prostituer pour acheter de quoi me payer mes doses de métemphétamine. Un jour, en plein bad trip au fond d'un vide-ordures, Jésus m'a souri. Le lendemain, je me suis rendu à l'Église du quartier pour me confesser auprès du Père Henri. Ce prêtre m'a appris la vertu à grands coups de cierge pascal dans l'anus. Depuis ce jour, la vie me sourit: j'ai gagné au loto et me suis marié avec Mimi Mathy, on va vivre heureux et je la mettrai enceinte du cou jusqu'au genou. Je le dis la tête haute: la vie est une tulipe ! »




# Posté le mardi 18 juillet 2006 17:51

Modifié le mardi 18 juillet 2006 19:20

Achète bonne volonté, signez ici.

Achète bonne volonté, signez ici.


Peel slowly and See

Puisque vous vous y intéressez, ma passion pour les travaux manuels sera mise à rude épreuve cette semaine. Phrase ambiguë, s'il en est. En fait que dalle, je me contente de travailler à retaper une ancienne maison, qui connut sûrement des jours meilleurs. Alors, d'avance, évitez de prévoir quoi que ce soit, il est probable que je sollicite votre réconfort. D'autant que mes parents m'abandonnent bientôt, que vais-je devenir sans eux? Un malandrin peut être? Un homme superficiel, qui se réfugie derrière ses phrases alambiquées dignes des meilleurs recueils classiques. Vous savez bien, à l'époque de la bataille entre classiques et modernes. Ça devait être sacrément darass ce genre de périodes historiques, les mecs se balançaient des oeuvres de maîtres en guise d'arguments massues, allez tiens prends une tragédie dans ta gueule. Et le mieux reste quand même que ça alimentait la chronique. En ce temps béni, figurez-vous qu'on n'avait cure de ces quelques paysans décrépis qui crèvaient de soif pendant les canicules estivales. En parlant de canicule, je tiens à remercier les daims en général.

[ canicule > canis, is > le chien > l'animal > le daim ]

Et en particulier le daim qui a fourni la matière nécessaire à la confection des chaussures que je viens de me payer. Et l'enfoiré qui ose demander un bon article, le seul et l'unique qui, en gros, commence à abhorrer sérieusement ma logorrhée, il me demande, je lui file le mot de passe, et il relève un peu le niveau, non?

Open up and Bleed
(l'intro au violon me fait kiffer, les costumes aussi)

# Posté le dimanche 16 juillet 2006 18:11

Modifié le lundi 28 mai 2007 14:26

What the fuck..

What the fuck..


Je me sens un peu las ce soir, des idées saugrenues me traversent l'esprit. Du genre introduire délicatement des Mentos dans du Pepsi ou télécharger Hips don't lie. Ou pire, aller me procurer légalement Hips don't lie. Ça, ce serait pas saugrenu, ce serait abracadabrantesque. Des fois, l'envie me prend aussi d'envoyer un texto à Scarlett Johansson | Click here | Et comme j'ai beaucoup de mal à exprimer mes sentiments en public, je laisserai la clausule à Salvador Dali.
« Quand Elvis Presley est venu me rencontrer dans mon atelier il a tout de suite remarqué que j'étais fasciné par sa chemise country. Au moment de partir il m'a dit : « Vous aimez ma chemise ? »
Oui. Beaucoup. Sans un mot il a défait les boutons et est reparti torse nu.
Depuis je ne la quitte jamais pour peindre. »


Les déclarations d'amour, helenin fait ça mieux que moi, désolé.

# Posté le samedi 08 juillet 2006 18:17

Modifié le samedi 08 juillet 2006 19:20

Dissertation.

Dissertation.
Voilà ma ligne de conduite depuis près d'un an et quatre mois : vous présenter une facette benoîtement disserte de ma personnalité de façon à contenter vos desiderata les plus divers. Lorsque vous ne regimbez guère à m'octroyer votre satisfecit, c'est que je m'efforce de ne pas sombrer dans l'amphigouri, en évitant les pataquès au même titre que la xyloglossie ou les palinodies. Peut-être êtes-vous charmés par mes climax dignes des acmés propres aux plus vicieuses des pestes buboniques.

Par cette tirade, j'espère avoir éloigné à jamais tout internaute analphabète, ainsi que tout modérateur de skyblog qui se respecte. Si vous voyiez les sommets qu'atteint le skyblog de la semaine et si vous entendiez le niveau de la conversation de mes voisins à table, vous comprendriez. Maintenant que toute ambiguité est levée sur mes intentions, je peux revenir à mes bonnes vieilles habitudes.


Télérama arrive à la maison tous les mercredis.
Cette semaine, une interview passionnante mettait en lumière le manque de démocratie à l'intérieur de la presse américaine. Il n'existe tout simplement plus aucune culture de l'opposition. Alors que le système entier de la démocratie est basé sur l'opposition idéologique de deux tendances - la droite, la gauche - la presse américaine se caractérise par cette absence de la gauche. Sans opposition, le système ne peut plus évoluer, il est condamné à stagner dans une atmosphère pourrissante de démagogie, ou à sombrer carrément dans le totalitarisme. Alors que les deux tendances s'affrontent pour trouver un compromis constitutionnel, la droite s'arroge les privilèges de légiférer, rendre la justice et veiller à l'exécution des lois. C'est simple, la séparation des pouvoirs est compromise. Un Bush tout puissant musèle l'opposition, étendant son réseau à des grands groupes, véritables empires médiatiques, dont la visée à cours et à long terme est le profit. Le politiquement correct a fait son apparition après la chute de Nixon, où le quatrième pouvoir fut soudain effrayé par sa propre puissance. Peu à peu, elle s'est donné pour devoir de répandre les opinions présidentielles, sans remettre en cause quoi que ce soit. Un journal ne peut être indépendant s'il ne possède son propre organe de presse, ses journalistes, ses envoyés spéciaux, ses archives etc. Aujourd'hui, les conglomérats sont plénipotentiaires, et toute velléité d'indépendance est coulée par d'énormes concurrents. A cela s'ajoute un corrolaire nécessaire : l'aveuglement du peuple américain qui confond l'Australie et la France et ignore tout du néo-colonialisme de son pays. Toute la presse tourne autour de Washington, et recherche les bonnes grâces du président - plutôt de ses associés et collaborateurs - La Maison Blanche est devenue une espèce de Versailles, ou chaque petit courtisan fait sa cour pour obtenir des faveurs pécuniaires. Politiquement, la gauche existe bel et bien, elle a même des chances de remporter les élections de 2008, mais le risque est qu'elle renverse à son propre compte la machine médiatique. Le journaliste interrogé parlait très justement d'une opposition non plus politique, mais sociale. L'oligarchie vit éloignée du peuple américain, non pas les classes moyennes, noyées dans leur obésité, mais la classe populaire, ceux qui reçoivent les cadavres depuis l'Irak ou l'Afghanistan. Ceux qui sont en première ligne et qui subissent, manipulés par une politique irresponsable qui les dépasse. Un appétit de pouvoir a remplacé un appétit de service (le sens premier de "ministre"), chaque politicien pense à lui avant tout, et ce phénomène ne se cantonne pas aux Etats-Unis. C'est tout l'équilibre démocratique qui est remis en cause. La notion de citoyen disparaît peu à peu, on réduit le peuple à une masse, courtisée et sollicitée en permanence par des politiciens retors qui ne souhaitent obtenir d'elle ce qui ne constitue plus malheureusement que son unique intérêt : son bulletin de vote. Le peuple souverain est devenu un instrument dont on arraisonne l'opinion.


L'action de la presse américaine est un bel exemple de conditionnement mental, qui se rapproche dangereusement du communément appelé "théorème du singe", véritablement affolant. Amérique, ce beau pays, digne représentant de la statue de la Liberté.

Voyez plutôt.
Mettez 20 chimpanzés dans une chambre, accrochez une banane au plafond et mettez une échelle permettant d'accéder à la banane. Assurez-vous qu'il n'y a pas d'autre moyen d'attraper la banane que d'utiliser l'échelle et mettez en place un système qui fait tomber de l'eau très glacée dans la chambre dès qu'on commence à escalader l'échelle. Les chimpanzés apprennent vite qu'il ne faut pas escalader l'échelle. Arrêtez alors le système d'eau glacée, de sorte que l'escalade n'a plus son effet de gel. Maintenant, remplacez un des 20 chimpanzés par un nouveau. Ce dernier, évidemment, va essayer d'escalader l'échelle et sans comprendre pourquoi il se fera tabasser par les autres. (Eux savent quelque chose que lui ne sait pas). Remplacez encore un des vieux chimpanzés par un nouveau. Ce dernier se fera encore tabasser, et c'est celui qui a été introduit juste avant lui qui tapera le plus fort. Continuez la leçon jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que des nouveaux. Alors aucun ne cherchera à escalader l'échelle, et si jamais il y en a un qui pour une raison quelconque ose y penser, il se fera massacrer illico par les autres. Le pire, c'est qu'aucun des chimpanzés n'a maintenant la moindre idée de la raison pour laquelle il ne faut pas monter sur l'échelle.




« Une mâchoire d'âne est aussi dangereuse aujourd'hui qu'elle l'était du temps de Samson. »
[ Richard Nixon ]




# Posté le mercredi 05 juillet 2006 19:19

Modifié le lundi 10 juillet 2006 09:52

On sent la fatigue qui monte là, sérieux.

On sent la fatigue qui monte là, sérieux.


La vie c'est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. J'ai toujours haï cette phrase, je la trouvais niaise, insignifiante et acidulée. Peut-être est-ce dû aussi à la quantité incommensurable de sentiments nauséeux qui se dégageaient de ce film, qu'on ne pouvait pas s'empêcher d'aimer quand même. Mais là, aujourd'hui, je dois absoudre le dialoguiste du film de Robert Zemeckis, après tout, sa phrase était certainement d'une pertinence plus proche des prédictions de Hirma que des discours de De Gaulle, et cela dit, elle s'applique avec une certaine bonhomie aux évènements qui jalonnent notre existence. Oui, soyez attentifs, qui, je dis bien qui, aurait pensé que l'on comparerait un jour le président du pays le plus puissant du monde à un dictateur type Milosevic ou Poutine? Qui aurait même imaginé que quatre jeunes sur qui des tutus n'auraient pas détonnés deviendraient le groupe le plus abouti, musicalement parlant? Et j'emmerde ceux pour qui le rock n'est pas de l'art, leurs arguments sont nazes. Qui aurait aussi pu concevoir que 95 pour cent du temps les femmes s'emmerdent en baisant? Qui l'eut cru? Qui l'eut cuite? Je veux dire, ce n'est pas parce que je raconte ce qui me passe par la tête que je devrais me taire. Ce n'est pas parce qu'on a rien à dire qu'on doit fermer sa gueule. Je plussoie. Quant à mon bac, c'est comme les Fab Four, hey, you've got to hide your bac away. Je préfère ne pas en parler, après tout, ça changera quoi à votre vie. Je vous annoncerai que je sors avec Kristin Kreuk, bon là je dis pas. Mais le bac? Franchement, le bac? On lui pisse à la raie. Non Deray, Odile Deray. Il paraît que le film contient 285 traits d'humour soit environ 1 toutes les 20 secondes. Respect.


Ce message est subliminal, si vous parvenez à le déchiffrer, vous êtes atteint(e) de pathologies mentales qui peuvent se révéler mortelles. Je prends sur moi la prochaine remarque mais j'aime une fille qui ne me ressemble pas, et c'est dur parfois. J'accepte toute suggestion.

# Posté le lundi 03 juillet 2006 19:03

Modifié le samedi 26 mai 2007 17:10